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Quelques pistes de réflexions
peuvent être lancées, mais il nous faudrait des hommes courageux (et pas
un seul) pour les mettre en œuvre. Précisons toutefois que nous avons
souvent les dirigeants que nous méritons, et si nous ne voulons pas "être
des veaux que l'on mène à l'abattoir" (C. de Gaulle), il convient
nous aussi de répandre ces idées auprès de tout public…
1) Maîtriser les flux migratoires
2) Instaurer une vraie politique familiale
3) Rétablir l'octroi des allocations familiales sous conditions
4) Rétablir le service militaire
5) Rétablir la double peine
6) Développer les expulsions
7) Nouer davantage de partenariats avec les pays migrants
8) Modifier l'architecture des banlieues dites "sensibles"
9) Modifier la loi SRU pour éviter la ghettoïsation
10) Modifier en profondeur le code de la nationalité française
11) Réformer notre système éducatif
12) Lutter contre le communautarisme
13) Que le privé ait une place croissante
1) Maîtriser les flux migratoires
Avec 300 000 étrangers de plus chaque année, 60 000 demandes d'asile annuelles
dont 40 000 acceptées, au moins 10 000 clandestins par an, entre 200 et
400 000 immigrés clandestins chaque année, (etc…), la France ne peut plus
poursuivre sur la même voie. D. de Villepin l'a dit lui-même le 8 novembre
dernier à l'Assemblée Nationale : "un certain nombre de déséquilibres
sociaux vient de la persistance d'une maîtrise insuffisante des flux migratoires".
Il a été repris par le président du groupe UMP à l'Assemblée : "on
ne peut pas évacuer une réflexion sur les conséquences de l'absence de
maîtrise des flux migratoires et le dévoiement de certains droits"…
Comment en effet décemment accueillir ceux que nous voulons recevoir si
nous n'avons plus les moyens et la capacité de le faire avec dignité ?
Comment rendre fier un immigré de s'être correctement intégré si des irrespectueux
obtiennent les mêmes droits sans efforts et dans le mépris ? Et comment
supprimer tout risque de communautarisme, et donc comment renforcer la
cohésion nationale, si nous accueillons sans contrôler ce qui entre sur
notre territoire ? Pour maîtriser ces flux migratoires, il convient de
revenir sur diverses dispositions. Il faut :
- instaurer une immigration avec quotas,
- revenir à une immigration de travail et non plus une immigration
sociale ou familiale comme c'est le cas actuellement,
- restreindre les conditions d'accès à l'Aide Médicale d'Urgence (comme
le prévoient 2 décrets de juillet 2005),
- renforcer les conditions et le contrôle du regroupement familial,
qui n'a jamais été réellement préparé,
- pénaliser plus lourdement ceux qui aident et favorisent les entrées
irrégulières : 1287 au 1er semestre 2005,en hausse de 53,21 % par rapport
au 1er semestre 2004 !
2) Instaurer une vraie politique familiale
La population active française, pour la première fois de son histoire
moderne, va connaître en 2006 une diminution : la France vieillit… Pourtant,
le dynamisme démographique au sein de l'Hexagone est l'un de plus fort
de l'Europe. Grâce aux populations étrangères ! En effet, le nombre d'enfants
par famille y est bien supérieur aux familles françaises de souche. Outre
pour l'importance économique que cela revêt, il convient de développer
vraiment une politique nataliste en France pour que la France ne soit
pas vidée de son sang et de son histoire, de sa culture. La France ne
serait plus la France, disait le Général de Gaulle le 5 mars 1959 : "c'est
très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français
bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle
a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite
minorité ? Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes avant
tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine
et de religion chrétienne". Il ajoutait le 9 octobre de la même année
: "On peut intégrer des individus, et encore dans une certaine mesure
seulement. On n'intègre pas des peuples, avec leur passé, leurs traditions,
leurs souvenirs communs de batailles gangées ou perdues, leur héros […].
Avez-vous songé que les Arabes se multiplieront par cinq puis par dix,
pendant que la population française restera presque stationnaire ?".
Et personne n'a pourtant qualifié le Général de Gaulle de raciste : il
était juste réaliste et clairvoyant… Ses propos sont aujourd'hui tellement
vérifiés qu'ils se passent de commentaires !
3) Rétablir l'octroi des allocations familiales sous conditions
A partir de 1966, les allocations familiales octroyées aux parents n'étaient
versées que si les enfants concernés par ces aides se rendaient bel et
bien à l'école. Mais par démagogie, le gouvernement de JP Raffarin a décidé
de supprimer cette condition ! Aujourd'hui, l'Etat aide des familles sans
qu'un juste retour des choses soit demandé… Le laxisme et la permissivité
ont force de loi. Les parents sont ainsi déresponsabilisés et ont un outil
de moins entre les mains pour l'éducation de leurs enfants. Or, que l'on
soit immigré ou pas, chacun s'accord à reconnaître le devoir des parents
: "L'éducation des parents est primordiale pour l'intégration et la
réussite des enfants" (Malamine Koné, P-DG d'Airness). Il est pourtant
logique et de bon sens que lorsque l'Etat apporte une aide quelconque,
une contrepartie soit exigée. Si cette dernière disparaît, l'aide également
doit disparaître. L'on va alors nous dire que cela renforce la précarité
des ceux qui vont en être privés. Mais les aides reçues sont-elles réellement
efficaces ? N'a-t-on pas une croissance régulière des bénéficiaire d'allocations
? La précarité diminue-t-elle pour autant ?
Les premières populations étrangères n'avaient absolument pas de tels
revenus, et pourtant leur intégration s'est parfaitement bien déroulée.
Une seule explication : ces populations avaient conscience du devoir qui
leur incombait en étant accueillies sur notre territoire, et le travail
n'étaient pour elles que le seul moyen de vraiment bien s'intégrer…
4) Rétablir le service militaire
L'intégration de populations immigrées et la cohésion d'un Etat nécessitent
trois passages quasi-obligés : l'école, l'armée et le travail.
Or, depuis 1996, le service militaire n'est plus obligatoire puisque l'armée
française a vocation à n'être qu'une armée de métier et ne plus avoir
des soldats de conscription. Le lien avec la Nation ne peut que se distendre.
Et les valeurs incarnées par l'armée de s'estomper : discipline, honneur,
abnégation, effort, travail en équipe… Peut-être même le service a-t-il
été supprimé tout simplement parce que les secondes générations d'immigrés
refusaient délibéremment de se plier à ces codes qui ne venaient pas d'eux…
Pourtant, les hommes en vert sont bien mieux perçus dans les zones sensibles
que les hommes en bleu : il y a là un constat indubitable, qu'il convient
de renforcer par une réhabiliation du service national.
En outre, cela aurait l'immense avantage de pouvoir aider les populations
perdues et sans repères : l'armée est un grand pourvoyeur d'emplois et
chacun peut y trouver sa place… Proposer la mise en place d'un service
civil n'est d'aucune utilité : ce service sera d'abord facultatif et reposera
sur le volontariat ! Et ce ne sont très certainement pas ceux qui devraient
en bénéficier les premiers qui vont se ruer sur cette proposition !
D'aucuns considèrent que la France n'a pas assez d'argent pour rétablir
la conscription. Mais elle en a assez pour dépenser 15 milliards d'euros
en 2005 pour financer les 35 heures ! Tout n'est qu'une question de priorité
et de volonté politique…
Et finalement, le chef de l'Etat ne l'a-t-il pas compris, lui qui a créé
le dispositif "Défense deuxième chance" ?
5) Rétablir la double peine
L'actuel ministre de l'intérieur a réalisé ce que la gauche n'a jamais
effectué : supprimer la double peine, c'est-à-dire ne plus condamner un
étranger à deux peines en France (la première étant une peine de prison
par exemple et la seconde une expulsion du territoire). Cela partait du
constat humaniste selon lequel l'on ne peut décemment pas expulser un
individu qui a construit toute sa vie et a tissé des liens familiaux forts
dans l'Hexagone. Une dimension humaine est en effet nécessaire pour toute
sanction. Cependant, je considère que lorsqu'un étranger commet un délit
en France, il doit réparer sa faute en purgeant sa peine et en se faisant
ainsi pardonner par le peuple français. Puis, il doit quitter notre territoire
car la France ne peut se permettre de garder sur son sol des étrangers
condamnés sur son propre sol.
Finalement, arguer des attaches familiales d'un délinquant étranger revient
à nier à la France certains de ses droits, à commencer par celui
de définir qui elle veut accueillir et celui de pouvoir récompenser
dignement ceux qui font l'effort de s'intégrer !
6) Développer les expulsions
Les commentaires sont évidents ! Avec 200 à 400 000 clandestins
par an, avec 85 % des demandes d'asile refusées (pour bien plus de demandes
qu'aux USA !), mais avec seulement 9 000 expulsions en 2001, 10 067 en
2002 et 16 000 en 2004, la France peut mieux faire ! Après quelques années
de clandestinité, ces étrangers demandent leur régularisation en sollicitant
un titre "vie privée et familiale". Pour peu qu'un enfant soit
né entretemps, la situation humaine est douloureuse et l'expulsion encore
plus aléaoire... Prévenons donc tous ces cas difficiles en expulsant davantage
!
En outre, les délais de traitement des demandes d'asile ont certes été
raccourcis (6 mois aujourd'hui en moyenne), mais les places en centres
de rétention sont trop peu nombreuses et le reste des "non-logés"
se retrouvent alors progressivlement hors de contrôle... Et donc en clandestinité…
La courbe des expulsions est certes en nette hausse, mais il convient
d'en faire une courbe exponentielle ! Et il est ici salutaire que le référendum
du 29 mai dernier destiné à ratifier la Constitution ait échoué : sa charte
des droits fondamentaux excluait toute expulsion groupée ! Saluons ici
les efforts du ministre de l'Intérieur qui veut continuer à
accroître ces expulsions, tout-à-fait légitimes.
7) Nouer davantage de partenariats avec certains pays migrants
Expulser tout simplement n'est pas la bonne solution. Mais expulser en
apportant une aide au pays d'origine, ou à l'expulsé lui-même, est davantage
efficace. Le pays ne se viderait plus de sa jeunesse, de sa force de travail,
et l'individu lui-même pourrait repartir sur de bonnes bases. N. Sarkozy
a déjà réalisé des partenariats avec certains pays, tels que la Roumanie.
Et plus personne aujourd'hui ne conteste le succès de cet accord…
Certes, l'aide apportée doit aussi être contrôlée, pour éviter toute corruption.
Mais la France n'est pas l'ONU et elle ne doit en aucune façon se substituer
aux institutions internationales humanitaires. Il y a déjà tant à faire
sur notre territoire que consacrer la même énergie pour l'extérieur serait
ravageur pour l'Hexagone et ceux qui en ont besoin…
8) Modifier l'architecture des banlieues dites "sensibles"
Les émeutes que nous avons connues se sont, pour la plupart, déroulées
dans des quartiers où se côtoient barres et tours de HLM. Les espaces
verts sont, soit inexistants, soit exceptionnels. L'image de ghetto est
indiscutable et l'on peut en effet considérer que ces populations sont
parquées, en dehors de la vraie vie, dans des immeubles sans harmonie…
Or, évoluer dans un cadre de vie correct est un droit inéluctable.
Les procédures visant à démolir d'immenses tours pour constuire des logements
à tailles beaucoup plus humaines participent de ce souci de bien-être.
Mais beaucoup reste à faire pour que l'impression de ghettoïsation disparaisse…
Il faut par exemple que les transports en commun puissent se rendre partout,
et pas seulement deux ou trois fois par jour : comment trouver du travail
dans ces conditions ?
Néanmoins, le préalable est la pacification et la sécurisation
des quartiers, ce qui passe par la présence de la police…
Se pose là encore la question de l'accueil : il ne sera pas possible de
construire un grand nombre de pavillons si la France doit toujours et
encore accueillir sur son sol des migrations qu'elle ne contrôle pas :
modifier l'architecture n'est qu'un élément, mais pas la pièce centrale…
9) Modifier la loi SRU pour éviter la ghettoïsation
La loi dite de "Solidarité et de Renouvellement Urbains", mise
en place par la gauche en 1999, prévoit l'obligation pour un grand nombre
de communes d'atteindre 20 % de logements sociaux par rapport au parc
total de résidences principales. Pourquoi pas ? Mais à y regarder de plus
près, cette loi nuit bien plus à ceux qu'elle veut aider qu'elle ne les
aide. (Cf texte
de la loi)
- Tout d'abord, l'obtention de ces 20 %, tant par des municipalités de
gauche que de droite, se caractérise par une véritable ghettoïsation :
les logements sociaux ne sont pas répartis équitablement sur tout le même
territoire. Bien au contraire, un ensemble d'immeubles entiers vont être
constitués de logements sociaux, et ses habitants vont rester ensemble,
sans se mélanger aux habitants des immeubles voisins ! Bel ouvrage de
mixité ! Il aurait, au contraire, fallu disposer une famille dans
tel immeuble, une autre dans tel autre et ainsi de suite… Cette loi conduit
ainsi à la ghettoïsation réelle de quartiers.
- Par ailleurs, la loi définit les types de logements qui peuvent être
considéré comme du logement social. N'y figurent pas les logements sociaux
de fait. En effet, pourquoi seul l'Etat a-t-il la capacité de proposer
ces logements ? Dans la réalité, les bailleurs privés eux-aussi proposent
les mêmes caractéristiques ? Pourquoi ne pas en tenir compte ?
- Enfin, la loi a été dévoyée puisque l'on considère aujourd'hui qu'un
logement social ne peut être habité que par des étrangers ! Beau scandale
! Il n'y a pas que la population étrangère, ou française d'origine étrangère,
qui ait aussi besoin d'aide. Des professeurs parisiens qui ne peuvent
se loger dans la capitale, de jeunes actifs qui ne peuvent payer un loyer,
des assistantes maternelles qui sont elles-aussi contraintes d'habiter
trop loin de leur lieu de travail… Un grand nombre de personnes, de part
leur activité, participent aussi à la cohésion nationale et aident celles
et ceux qui en ont besoin ? Pourquoi devraient-elles être exclues du logement
social ? N'y-a-t-il pas là discrimination ?
10) Modifier en profondeur le code de la nationalité française
Devenir français se mérite. Certains considèrent que cela "s'hérite
ou se mérite" : rien de plus vrai ! Là encore, comment un étranger
devenu français, respectant tous les devoirs qui lui incombe et ayant
la volonté de s'intégrer totalement, peut-il être fier de sa nouvelle
nationalité si l'octroi de cette nationalité est banalisé, galvaudé
et attribué sans réelle contrepartie ? A quoi faire des efforts si l'on
devient français avec paresse et mépris ? Pour réformer ce code, quelques
pistes devraient être étudiées :
- retirer la nationalité française à un délinquant étranger récemment
naturalisé,
- retirer la nationalité française à un délinquant étranger récidiviste,
naturalisé depuis plus longtemps que le précédent,
- supprimer la double-nationalité,
- ne pas accorder la nationalité française aux couples polygames et la
retirer à ceux qui refusent de "décohabiter" (30 000 foyers en
France, selon certaines sources),
- établir des tests obligatoires préalables (connaissance basique de la
langue, de l'histoire, des institutions…),
- imposer fiscalement les flux financiers significatifs d'un étranger
naturalisé, flux quittant la France et alimentant les comptes bancaires
de son pays d'origine.
11) Réformer notre système éducatif
Personne ne pourra obliger un entrepreneur à embaucher un individu, d'origine
étrangère ou pas, si cette dernière ne sait pas lire ou écrire. Ou même
si elle n'en a que des notions. Cela est certes une évidence, mais beaucoup
de dirigeants politiques l'ont oublié ! Aussi devrait-on s'intéresser
aux pistes suivantes :
- supprimer l'objectif de 80 % d'une classe d'âge au baccalauréat, la
quantité se faisant au détriment de la qualité,
- supprimer la conception surannée du collège unique et développer l'apprentissage,
- établir davantage de sélection, et par là même de mérite (notamment
en universités),
- rétablir l'existence des sanctions, à commencer par la possibilité de
pouvoir à nouveau prononcer ce mot en classe (cf l'excellent livre de
Rachel Boutonnet "Journal d'une institutrice clandestine"
Ramsay, 2003,
- revenir aux enseignements de base (dictées, dissertations, récitations
de poésies, développement de la mémoire, etc…),
- ne plus craindre de faire redoubler un élève,
- retrouver l'existence des cours magistraux,
- retrouver le sens de l'éducation : l'élève est
un élève, et non un apprenant !
12) Lutter contre le communautarisme
La France est l'un des pays européens où il n'existe aucune donnée statistique
sur l'origine ethnique et sur l'appartenance religieuse des Français et
de ceux qui vivent sur notre sol : ces questions sont absentes des recensements.
Et pour cause : cela est formellement interdit ! Pourtant, la communautarisation
de notre société s'installe subrepticement : nourritures particulières
dans les cantines d'établissements publics, horaires de piscines uniquement
réservés à des catégories de personnes bien spécifiques, dépliants de
l'ANPE rédigée uniquement en langue étrangère et sans traduction en français,
prospectus d'un magasin Carrefour qui indique les horaires des offices
de la mosquée, rentrée décalée de quelques jours dans une école publique
pour respecter la fin du Ramadan, remplacement de la police par des religieux
dans une zone sensible, lectures d'extraits du Coran dans les banlieues
pour rétablir l'ordre…
Ce qui est en train de définir la France n'est plus l'ambition commune
d'avoir un projet collectif, dans le sens défini par Ernest Renan, mais
bien plus la tolérance et la possibilité de pouvoir rester soi-même, avec
sa propre culture. Ce qui relie les Français entre eux est ainsi constitué
du refus d'effacer toute différence.
Or, le communautarisme est contraire à l'identité même de la France :
l'Hexagone devient un territoire où chacun revendique des droits pour
l'entité à laquelle il appartient. Et ces renvendications se sont de plus
en plus pressantes et de plus en plus exigeantes…
"La France est une et indivisible" nous dit la Consitution : la
réalité est tout autre et ne peut que conduire à des conflits de plus
en plus violents puisque chacun refusera de plus en plus de céder au projet
collectif pour défendre son projet communautariste. Il faut tout simplement
davantage de courage pour que nos hommes politiques, et nous mêmes,
regardions la triste réalité qui est la nôtre : aujourd'hui,
l'on n'est plus Français, mais musulman, ou homosexuel, ou vieux,
ou Noir...
La France, c'est un projet pour définir un avenir commun que l'on
veut tous partager. Pas un amas de différences revendicatives et
méprisantes...
13) Que le privé ait une place croissante
Claude Reichman est l'un des défenseurs de la liberté
sociale : à l'heure actuelle, l'adhésion à la Sécurité sociale
n'est plus une obligation. Grâce à l'Union Européenne ! En effet, chacun
de nous peut choisir, pour s'assurer, un organisme privé. Et cela lui
permettrait de gagner entre 15 et 20 % de pouvoir d'achat, puisqu'il cotiserait
bien moins qu'à l'heure actuelle. Mais nos dirigeants actuels sont tellement
arc-boutés sur leurs monopoles que donner sa place au secteur privé reviendrait
à diminuer leur aura et leur pouvoir. Et pourtant, laisser la gestion
au secteur privé ne peut qu'être salutaire. Ces entrepreneurs ont en effet
prouvé qu'ils sont bien plus pragmatiques et efficaces que nos gestionnaires
publics : les exemples ne manquent pas et la liste est trop longue, mais
nombreux sont les entreprises publiques qui n'auraient point survécu dans
le secteur privé (Alstom, SNCF, Worms, Crédit Lyonnais, etc…). Laissons
le bon-sens retrouver sa place : l'Etat n'est plus celui qui sait tout
et qui mieux qu'un spécialiste ce qu'il convient de faire. Qu'à
l'Etat reviennent les vraies fonctions régaliennes et qu'au privé reviennent
les autres missions, y compris des missions de service public. Nous, contribuables,
auront ainsi moins de dettes et déficits à éponger et moins de lubies
sociales à financer… Et les actions dans les zones sensibles seront sans
doute bien plus fructueuses et riches en succès !
En conclusion
La crise des banlieues : une crise de sens et d'identité ? Plus
de social pour prévenir des crises futures ? Peut-être...
Mais si le social était vraiment la réponse, cela se saurait
tant de l'argent par millions a été dépensé
depuis des décennies. En réalité, la cause de ces
émeutes, contre l'Etat et contre la France, est bien plus profonde
: nous accueillons trop, nous ne savons pas accueillir, nous ne savons
pas faire mériter leur naturalisation aux étrangers...
Des lois aujourd'hui existent pour punir ceux qui ne se montrent pas dignes
de la nationalité que la France leur a accordée. Mais ces lois ne sont
que trop peu souvent appliquées. Une plus grande rigueur semble dont être
nécessaire, tout comme l'instauration d'autres remèdes pour prévenir des
conflits dont la fréquence et la violence risquent de s'accroître dans
les années qui viennent : maîtriser les flux migratoires, mettre en place
une vraie politique familiale, restaurer le service militaire, rétablir
l'octroi d'allocations sous conditions, accroître le nombre d'expulsions,
réformer le code de la nationalité, lutter fermement contre le communautarisme,
rétablir la double peine, revoir avec courage notre politique d'éducation,
laisser sa place au secteur privé et au mérite, revoir la loi SRU et modifier
l'urbanisme de nos banlieues, nouer davantage de partenariats avec les
pays d'où viennent les migrants… Bien d'autres solutions pourraient être
envisagées, telles que celle d'une baisse réelle des impôts
et des charges : si des zones franches se créent, c'est bien que
l'un des freins au dynamisme économique et social réside
dans une fiscalité trop lourde !
Notre pays oublie de plus en plus ses valeurs et accorde tacitement le
respect à ceux qui la dénigrent : face aux lois de la République s'imposent
les lois de la démagogie, des communautés, et du mépris.
Lorsque vous invitez un individu dans votre demeure et qu'il se comporte
mal, vous le corrigez, avec fermeté. Si son comportement est de
plus en plus déplorable et qu'il reste sourd aux remontrances, vous le
renvoyez de chez vous. Cela permet à toute la maisonnée de vivre pleinement
en harmonie et de respecter ceux qui respectent vos règles et votre
hospitalité … Pour que la France soit, elle-aussi, une grande maison
chaleureuse, agissons avec bon-sens ! Agissons avec courage ! Et ouvrons
les yeux !
D'ACCORD
? PAS D'ACCORD ?
19.11.2005
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